Crédit photo : François BERNARDIN - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
Frise chronologique
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1712
Achat de la maison
Achat de la maison 1712 (≈ 1712)
Jacob Sigisbert Adam et son épouse achètent la maison au n°57 rue des Dominicains.
1715
Installation du couple
Installation du couple 1715 (≈ 1715)
Jacob Sigisbert Adam et sa femme s'installent dans la maison.
1718
Ornementation de la façade
Ornementation de la façade 1718 (≈ 1718)
Jacob Sigisbert Adam fait sculpter la façade, symbole de sa profession.
22 juillet 1946
Protection de la façade
Protection de la façade 22 juillet 1946 (≈ 1946)
La façade sculptée est protégée au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
façade sur rue et toiture : classement par arrêté du 22 juillet 1946
Personnages clés
Jacob Sigisbert Adam
Sculpteur lorrain ayant acheté et orné la maison.
Sébastienne Le Léal
Épouse de Jacob Sigisbert Adam.
Claude Benard
Marchand épicier locataire de la boutique au rez-de-chaussée.
Origine et histoire de la Maison des Adam
La Maison des Adam, située rue des Dominicains dans la ville-neuve de Nancy, est un immeuble remarquable du XVIIIe siècle de style classique qui fut la demeure d'une célèbre dynastie de sculpteurs lorrains puis français. En 1712, Jacob Sigisbert Adam et sa femme Sébastienne Le Léal achetèrent la maison correspondant à l'actuel n°57 pour la somme indiquée dans l'acte de vente ; la boutique et l'arrière-boutique du rez-de-chaussée furent louées dès cette année-là au marchand épicier Claude Benard, et le couple s'y installa vers 1715. On ignore où se trouvait l'atelier du sculpteur. En 1718 Jacob Sigisbert Adam fit orner la façade d'un ensemble sculpté, auquel ont peut-être participé ses fils, symbole de sa profession et de sa réussite ; cette façade a été protégée au titre des monuments historiques par un arrêté du 22 juillet 1946. L'exposition "Les Adam. La sculpture en héritage" place cette façade comme œuvre de référence de l'artiste et une étude iconographique et stylistique a permis de préciser le corpus d'œuvres attribuées à Jacob Sigisbert Adam depuis le XIXe siècle.
La décoration sculptée de la façade se déploie sur trois étages. Sous les croisées du premier étage s'étend une frise représentant Les Quatre parties du monde, avec L'Afrique et L'Europe à gauche et L'Asie et L'Amérique à droite, encadrée par trois mascarons ; entre les deux baies, l'Allégorie de la sculpture est entourée de deux putti. Au-dessus des linteaux figurent deux couples de putti symbolisant, à gauche, l'Architecture et, à droite, la Peinture et la Musique ; ces groupes sont respectivement surmontés des allégories de l'Été et de l'Automne, et du Printemps et de l'Hiver, tandis qu'un médaillon central représente Mars, Vénus et Cupidon. Directement au-dessus de ce médaillon, au deuxième étage, un haut-relief montre Mars en habit militaire devant un trophée d'armes. Le deuxième étage reprend le même schéma que le premier : au-dessus des linteaux se trouvent, à gauche, Jupiter et Junon, et, à droite, Neptune et Diane, présentés sous forme de têtes masculine et féminine, avec au centre un médaillon représentant Saturne accompagné d'un putto. Le troisième étage est dominé par une représentation d'Apollon placée entre deux baies coiffées d'un décor de cornes d'abondance, et un médaillon sommital figurant Bacchus est situé au centre sous la corniche.